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Le Safeword

Le Safeword

Le safeword est un concept qui n’a jamais fait parti de mon éducation car il est inutile si la confiance est absolue envers son Maître. Au delà de cela, le safeword permet à la soumise d’arrêter une séance hors, de mon point de vue, n’est ce pas au Maître de savoir quand s’arrêter ? N’est-ce pas lui qui décide ?

Safeword inutile

Le Safeword fait parti de ces conventions très à la mode du monde BDSM. C’est un mot convenu entre la soumise et le maître. Il est censé permettre à la soumise lorsqu’elle le prononce d’interrompre toute pratique en cours, et signifie que c’est trop pour elle, qu’elle a atteint sa limite (qu’elle définit donc dans ce cas elle même). BDSM et convention, on peut se poser la question !En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de safeword et, à vrai dire, je n’ai connu l’existence de ce concept que bien après mes débuts. Je suis éduquée sans Safeword, je suis éduquée sans limites, c’est la volonté initiale de Mon Maître, ne pas avoir de limite ou savoir les dépasser. Je me sens en sécurité avec Mon Maître et j’ai confiance en lui, cette notion de safeword irait bien à l’encontre de l’idée globale de ma soumission. Si un des buts commun de la Soumise et du Maître est de dépasser leurs limites, d’aller toujours un peu plus loin, sous l’autorité et la protection du Maître et dans la confiance, ce mot de secours est inutile. De plus, si l’on se veut totalement soumise à son Maître, si l’on veut de l’absolu, nous n’avons rien à dire et ce safeword n’a aucun sens. C’est le Maître qui décide de tout et la soumise qui se plie à ses volontés. C’est bien lui qui décide quand s’arrête une correction, et qui doit trouver où s’arrêter pour finir par emmener sa Soumise toujours plus loin. Comment demander un abandon total lorsqu’on propose déjà un mot qui permet d’échapper à cette notion ? Peut être que son utilité est ailleurs et faire croire à la soumise qu’elle a ‘le choix’ ce qui serait très discutable. Amadouer la soumise en lui disant « au pire, tu as ton safeword »… Avoir un safeword c’est bien beau mais vous faîtes comment une fois bâillonnée, on ne peut donc jamais être bâillonnée si une convention de safe word existe entre le Maître et la soumise ? On décide d’être soumise ou de ne pas l’être. Pour moi, il n’y a pas de demi mesure à ce niveau là ou alors on se situe plus vers 50 nuances de grey (beurk) que des fondamentaux du sadomasochisme.

Confiance absolue, pas besoin de safeword

Si Mon Maître m’avait demandé d’en choisir un lorsque je débutais, je crois que je me serais sans cesse inquiétée d’arriver à ce moment où je pourrais le dire. J’aurais été bien plus stressée à chaque nouvelle étape, me demandant s’il n’irait pas trop loin cette fois la. Une soumise ne devrait pas avoir à se poser ce genre de question, elle devrait se reposer sur son Maître. Et je pense que cela m’aurait infligé des limites qui n’avaient pas lieu d’être. Je me souviens ne m’être jamais posée de questions et de n’avoir jamais songé à demander à Mon Maître de se stopper dans quoi que ce soit. Au fil des pratiques et limites dépassées, Mon Maître m’a toujours rassurée sur sa capacité à s’arrêter avant d’aller trop loin. Et pourtant son éducation n’a jamais rien eu de soft, bien au contraire et je dirais a même débuté très fort en ce qui concerne le développement de mon masochisme. Il a appris à me connaître, à ressentir quand je faiblis et approche d’un point de rupture. C’est bien ce qui a nourri ma confiance absolue en lui et m’a permis de progresser régulièrement. Pour moi c’est l’une de ses grandes qualités qui me fait me prosterner à ses pieds et qui fait de moi une Soumise épanouie, assumée et sans limite dans la satisfaction de Mon Maître. Une connexion qui permet d’avancer ensemble.

Besoin de safeword, échec de la relation

Cependant j’ai pu observer le cas contraire pendant que j’étais séparée de Mon Maître. Cet homme qui s’improvisait dominant et qui considérait mon abnégation et ma résistance aquises. Je n’ai cessé à chaque entreprise de sa part de supplier d’arrêter. Il ne se souciait pas de ce que je pouvais ressentir et m’utilisais comme défouloir. Mes refus et mes limites n’ont fait qu’être plus rapides et proches. J’avais peur de lui et redoutais chaque correction, ou autre pratique. Cela m’a fait totalement régresser et aller vers l’échec constant dans le SM. Il ne peut qu’endosser la responsabilité de ses échecs. Cela finit de me convaincre que si l’on a besoin d’un safeword, mieux vaut partir en courant et chercher celui qui prendra le temps de vous faire progresser à votre rythme. Après tout, n’est ce pas le rôle du Maître de trouver comment nous amener à dépasser nos limites, nous donner envie d’aller plus loin? D’autant plus que si son but est d’aller de l’avant plutot que de se défouler de temps en temps, c’est tout à son avantage que d’écouter, d’encourager et de rassurer sa Soumise. Pour ma part, le safeword fait parti d’un folklore autour du BDSM à la mode que l’on retrouve un peu partout (hélas). Des directives données par on ne sait qui et qui n’ont pas de réel fondement. Les règles d’un jeu qui servent à pimenter ses pratiques sexuelles et qui ne font pas parti du monde auquel je me sens appartenir. Le SM n’est pas un jeu, en tout cas pour moi.

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8 commentaires

  1. nous avons décidé de ne pas avoir de « safeword » ;j’ai confiance en mon maitre,il est à mon écoute ;je lui est parler de mes « pseudos limites »mais je sais qu’au fur et à mesure de ma « ré-éducation »sexuelle je vais pousser mes limites c’est pareil pour lui ,étant un « maitre débutant »nous explorons ensemble nos désirs et fantasmes et chacuns apportent à l’autre une pierre à son édifice.nous construissons ensemble et donc un « safeword » serait comme un « non je ne te fait pas confiance »donc la relation d/s serait faussée.je me donne et mon maitre connait la valeur de ce cadeau donc il est très vigilant.

    • Céline Messine

      Merci pour ton partage 😉

      Je pense que tu as tout compris, l’important est bien cette écoute et cette confiance mutuelle. C’était un sujet qui me tenait à cœur car j’ai cette pensée qu’une personne naïve pourrait se croire protégée avec un safeword (ou un contrat), je crois qu’il faut surtout garder les pieds sur terre, si on ne croit pas la personne en face capable de s’arrêter au bon moment, mieux vaut ne pas se donner à elle.

  2. Je ne suis pas tout à fait d’accord, le safeword peut avoir une réelle utilité pour rassurer une soumise débutante, ou pour servir de garde-fou au début d’une relation, lorsque le Maître ne connait pas encore parfaitement la soumise. De plus, l’usage d’un safeword peut également rassurer le Maître, qui saura à quel moment s’arrêter, et donc n’aura pas peur d’aller trop loin et de blesser sa soumise.

    Un safeword à deux niveaux (orange et rouge par exemple), peut aussi être intéressant de ce point de vue, et cela peut permettre aussi bien au Maître qu’à la soumise de découvrir les limites de cette dernière.

    Toutefois, j’admet qu’une fois que la relation est très avancée, comme votre cas, que le safeword devient futile car le Maître connaît parfaitement sa soumise, et que la soumise a parfaitement confiance en son Maître. De plus, comme vous dîtes, l’idée de détenir un droit de veto limite grandement l’abandon de la soumise.

    Cela dit, en tant que soumis, je n’ai jamais utilisé de safeword ^^

  3. chris59lille

    Je pense que le safeword est nécessaire au cas où. Même si un soumise a totalement confiance en son Maitre, si ce dernier croit connaître les limites de sa soumise il s’avère que pour une nouvelle pratique les sensations perçues ne sont pas les mêmes que d’autres. je prends l’exemple d’une dilation vaginale les sensations au niveau anal ne seront pas identiques. Le Maitre croyant pouvoir arriver à un résultat équivalent peut déstabiliser sa soumise.
    Par ailleurs un coup de badine peut être plus intense à un certain moment et la soumise peut, en citant le safeword, reprendre ses esprits quelques instants. Le Safeword peut aider le Maitre a mieux connaître sa soumise.
    De son coté la soumise, et comme vous le dites si bien dans votre récit Céline, ne doit avoir ce mot en tête à chaque nouvelle séance a chaque nouvelle épreuve car dans ce cas il faut changer de Maitre…
    La soumise doit de son coté prendre sur elle, répondre aux exigences de son Maitre lui faire confiance et s’abandonner a lui en toute connaissance de cause.

    • Céline Messine

      Je n’ai jamais eu besoin de safeword avec Mon Maître et cela aurait été à l’encontre de l’éducation qu’il m’a donné. Je ne dis jamais non à Mon Maître. En ce qui me concerne, Mon Maître s’arrête quand il le désire uniquement et cela a toujours été dans la sécurité. Lorsque je suis plus fatiguée ou autre, il est assez observateur pour s’en rendre compte et n’a pas besoin d’un mot d’alerte. Le « maître » croyant qu’il peut obtenir aussi facilement un fist vaginal qu’anal n’est pas un bon maître, il ne réussira qu’à blesser sa soumise qui de surcroît ne se laissera plus fister le cul, alors bon ce genre de personnes n’attirent pas mon intérêt.
      La notion d’abandon chez moi est réelle, je ne vois pas à quoi me servirais un safeword, cela vient des commandements de je ne sais qui sur internet et qui semblent inspirer bien du monde.

  4. Une fois encore nos pensées convergent. A quoi peut bien servir un safeword si ce n’est à se rassurer d’une confiance douteuse en un(e) Maître(sse). Paradoxal que de se livrer à une personne en qui on n’a pas confiance en espérant pouvoir compter sur lui(elle) pour arrêter le ‘jeu’ à l’utilisation de ce mot.
    Je peux à la limite comprendre un(e) apprenti(e) Maître(sse) qui doute et préfère laisser à son soumis(e) le dernier mot … le safeword.
    En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de safeword non plus et mes Maîtresses ont toujours su lorsque je dépassais mes limites, ce qui n’arrivait que dans des organisations de groupes avec d’autres Maîtres et quel bonheur que d’avoir alors la protection de sa Maîtresse …
    L’utilisation de ce safeword ne lui aurait pas permis de montrer à quel point elle me connait et me respecte.

    Un Maître qui abuse de sa soumise a-t-il besoin d’un safeword pour se donner bonne conscience .

    Merci pour vos textes.
    steka

  5. Jackie Maillet

    Bonjour Céline,
    Tout d’abord je vous remercie de partager votre vécu avec nous, et je me présente, Jackie, soumise.

    Cet article sur le safeword m’a beaucoup intéressé. C’est une pratique que j’ai avec mon Maître, et je vous garantis que nous ne sommes pas sous influence de fifty shades, *rires*.

    Mon Maître ressemble à la description que vous faites du vôtre, il s’intéresse profondément à moi, et à mon bien être. Jamais il ne m’a prise pour un défouloir, c’est un guide de qualité.

    Dans notre pratique, le safeword, pourrait-on dire, a plusieurs usages. Ayant du mal avec mes propres limites, et manquant de confiance en moi et en mon jugement, il m’oblige à me fixer des limites. Il m’oblige à avoir conscience de moi. J’en ai parfois trop fait, et j’ai tendance à « cacher » mes ressentis sans le faire exprès, ce qui ne permet pas de me jauger.

    Bien sûr toutes nos séances ne sont pas axées ainsi.

    Le safeword peut aussi épicer certaines pratiques où l’acte ne s’arrêtera qu’avec mes limites. Mon Maître et moi adorons cela. Parfois nous attendons quelques minutes que l’intensité baisse, puis nous reprenons.
    Ainsi, je découvre une limite, et la dépasse, la fois même, ou celle d’après.

    J’apprends également à me connaître. La pratique du safeword raisonne dans d’autres sphères. Savoir dire stop, connaître mes limites dehors, avec ma famille, mes amis, mes collègues, dans mon travail.

    Évidemment, j’ai confiance en mon Maître, et celui-ci m’apprend à avoir confiance en moi.
    Dire mon safeword ne signifie absolument pas que mon Maître est incapable de sentir mes limites. Il s’agit de voir jusqu’où moi je peux aller.
    L’usage du safeword ce n’est pas à chaque fois, loin de là, et mon Maître me bâillonne tout de même *sourire* . Comme je le disais, j’ai toute confiance en lui.

    Peut être notre pratique du safeword est-elle originale, peut être votre perception est-elle issue de vos besoins et de votre vécu, comme chacun d’entre nous en réalité…

    J’espère avoir apporté quelque chose par ce long commentaire,

    Cordialement,
    Jackie.

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