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L’humiliation

L’humiliation

L’humiliation très présente dans les relations BDSM se vit au travers de nombreuses pratiques que je ne pourrais pas détailler de façon exhaustive, celles-ci sont cérébrales, personnelles et tellement complexes. C’est une recherche de plaisir qui permet selon moi de mieux se connaître et qui rappelle à la soumise sa condition, sa place aux pieds de son Maître et qui permet le dépassement de soi, le dépassement de ses limites.

L’humiliation est une pratique cérébrale dans laquelle la personne soumise est rabaissée. Certaines de ces humiliations sont communes à la majorité des pratiquants, par exemple  il est très courant qu’un Maître ordonne à sa soumise de se déplacer comme une chienne, à quatre pattes. Pour la soumise, la honte ressentie est parfois simplement dans le fait de se retrouver nue et complètement dévoilée.

Elle accepte ainsi de prendre une position inférieure, de se rabaisser au niveau de l’animal de compagnie, de la chienne en chaleur que le Maître souhaite utiliser pour son plaisir. Dans l’intimité, cette humiliation se surmonte facilement, il est moins aisé de se déplacer ainsi en public, en soirée, tenue en laisse par son Maître.

Je me souviens de la première fois où Mon Maître m’a demandé de me comporter ainsi dans un club BDSM. Dans la rue, avant d’arriver au club j’arborais déjà mon collier et Mon Maître me tenait en laisse. Les quelques regards que Nous avions croisés étaient plutôt simples à supporter. Je pense que j’ai toujours aimé provoquer et la gêne se trouvait plus dans le regard de ces passants que dans mon être.

Une fois dans le club, Mon Maître m’avait demandé de toujours me déplacer à quatre pattes et lorsqu’il buvait un verre, d’être à ses pieds, par terre. Je m’y retrouvais bien à ma place même si les regards insistants me perturbaient. Il n’était plus question de provocation, Nous étions dans un lieu où la clientèle partage Nos idées, je sentais chaque regard lorsque je me déplaçais, dévoilant mon intimité de chienne à tous, le cul tendu et la tête haute. Je ne pouvais m’empêcher de mouiller et de m’en exciter, je savais quelle image je donnais aux personnes présentes et cela m’excitait terriblement. J’étais Sa Chienne.

C’est un peu différent lorsque Nous sommes entourés d’un public vanille, lorsque je porte mon collier en extérieur et que les gens autour le remarquent comme au restaurant par exemple. Ce symbole est très rapidement identifié et peut aussi bien exciter qu’indigner. Je dirais qu’en général, il excite les hommes et indigne les femmes. Dans ces moments, j’imagine ce que ces personnes pensent de moi,  je sais que beaucoup de femmes désapprouvent et me jettent des regards noirs qui ne sont pas toujours évidents à accepter.

Que pensent-ils ? Comment me jugent-ils ? Je pourrais me sentir mal à l’aise mais ce n’est pas le cas, j’y trouve toujours une certaine excitation que parfois je n’arrive pas à m’expliquer. Encore une fois je pense que cela est dû au fait que j’aime provoquer.

J’aime la boule au ventre que parfois cela me créé, cette petite peur qui disparaît très vite sous le regard protecteur de Mon Maître qui lui assume sans aucun problème le fait que ces gens Nous dévisagent. Je pense que cela aide beaucoup aussi. Ce qui m’excite le plus c’est les regards d’hommes qui en me voyant sont tout à coup bousculés et n’arrivent plus se concentrer sur leur dîner en tête à tête obligés à dire à leur compagne à quel point cela est détestable alors que bon nombre souhaiterait être à ma table. J’aime être la chienne de Mon Maître et exciter le monde autour de moi, je ne me sens pas rabaissée et je suis bien à ma place.

D’autres pratiques humiliantes sont moins communes ou « classiques ». Je pense par exemple à l’utilisation d’accessoires comme les spéculums et écarteurs ou encore les cagoules. Mon Maître m’a fait découvrir l’utilisation du spéculum vaginal et de l’écarteur anal récemment. Ces accessoires m’avaient beaucoup humiliée lors de leur utilisation et je savais que des photos de cette séance se retrouveraient sur mon blog.

Me retrouver ainsi exhibée de l’intérieur, ouverte, béante, réduite à l’état de trou que l’on dilate m’a beaucoup perturbée et pourtant mon sexe dégoulinait littéralement lorsque Mon Maître avait laissé mon sexe béant et m’avait demandé de rester immobile pendant qu’Il prenait des photos. Il avait souligné le fait qu’un filet de mouille coulait de ma chatte et ces paroles décuplaient mon excitation. Je pensais à tous mes lecteurs qui me verraient ainsi dilatée et à ce qu’ils pourraient penser, c’était vraiment compliqué à gérer jusqu’à ce que Mon Maître m’amène à penser à tous ceux qui allaient se branler devant ces photos.  J’en ai jouis.

Le test de la cagoule avait lui un tout autre gout car je n’aimais pas du tout l’apparence que j’imaginais que cela me donnait. Je devenais alors un pur objet, déshumanisé, cela m’humiliait énormément et il m’a fallu quelques temps pour comprendre ce qui me faisait mouiller, ce qui m’excitait profondément. Avec cette cagoule, je n’étais plus qu’une bouche à baiser et alors qu’il me faisait en prendre conscience, je sentais le désir me ravager le bas ventre.

Je me demandais ce qui pouvait m’humilier le plus, le fait de le vivre ou le fait de devoir m’avouer aimer être utilisée, ne plus être Céline mais une bouche pour sucer, faire du bien ? Je crois que le plus difficile est de se l’avouer, s’avouer que ce qui m’excite c’est d’être ainsi abusée et bousculée par ou pour Mon Maître, être reléguée et diminuée au rang de trou, de suceuse, de vide couilles.

Je me suis sentie humiliée d’une autre façon avec cette cagoule, lorsque Mon Maître m’a uriné dessus, en notifiant que je n’étais que son pissoire et que la cagoule s’imprégnait de sa pisse dans laquelle j’ai fini par tremper.

Mon esprit est alors empli de contradictions, entre le fait de se sentir plus bas que terre et le fait que je veux qu’il aille encore plus loin, que je veux le boire. Je ne pourrais le vivre si cela ne venait pas de lui, de Mon Maître. Mon plaisir augmente alors qu’il me demande d’ouvrir la bouche et que je sais que je vais devoir avaler, retenir les hauts le cœur parce que c’est odorant et que bien sûr j’ai conscience que c’est de l’urine, que c’est sale et que la morale qui subsiste un temps en moi voudrait que je ne la boive pas, mais elle cède sous le poids de l’excitation.

J’accepte et je reçois par soumission la pisse de Mon Maître, plus il me rabaisse, me dit que je suis sale et plus je m’en excite et coule. Mon bas ventre brule et si mon esprit ne peut s’empêcher de me faire penser que je suis dingue et dégueulasse, je ne peux rejeter quoique ce soit de Mon Maître, je désire tout de lui et le savoir en moi, comme lorsque j’avale son sperme me comble. De plus, sa tension, sa propre excitation est tellement palpable qu’elle me donne des frissons et m’encourage à en réclamer.

Lorsqu’il termine, mon plaisir est tellement profond que je ne peux que me réjouir d’en avoir sur tout le corps et que ma tête et mon visage y baignent encore. Je me sens marquée, comme son territoire et cela me touche profondément. Dans ces moments, aussi humiliants soient-ils, je me sens tellement appartenir que les barrières, les principes ou la morale n’existent plus, je suis heureuse et sereine souillée aux pieds de Mon Maître.

Il m’est aussi arrivée de fantasmer, sous ses paroles, que plusieurs hommes m’urinent dessus devant lui, quelle humiliation ! Cela m’excite terriblement et je me rends compte aussi que j’en serais incapable s’il n’était pas présent. Ces actes humiliants qu’il me fait envisager dans mon esprit, ne m’exciteraient pas s’il ne faisait pas partie du tableau. Je ne suis pas sure que ce soit réellement l’acte en lui-même qui m’excite mais plutôt le fait de me donner encore un peu plus à lui, de repousser mes limites pour mieux lui appartenir.  L’acceptation de l’humiliation est bien là je crois dans le monde BDSM, à savoir le dépassement de ses limites.  Aller toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus haut.

Toujours dans le fantasme, il m’est arrivé bien souvent de m’imaginer dans des scènes humiliantes avec Sa Femme. Comme j’ai pu l’expliquer dans un autre article, je l’ai toujours désirée et cela a éveillé en moi beaucoup d’images. Je m’imagine souvent être leur esclave totale, à disposition pour les tâches ingrates du quotidien tel que le ménage et le linge et le soir attachée au pied de leur lit, dans l’impossibilité de les approcher ou toucher, à la fois frustrée et émerveillée en observant Mon Maître en train de faire l’amour à Sa Femme. Je jouie quasiment immédiatement sous l’excitation d’être ainsi humiliée, rabaissée au rang d’esclave et m’imposant moi-même la supériorité de Sa Femme, intouchable. Avouons qu’affectivement c’est bouleversant et qu’il faut déjà une certaine assise de soumise pour entrevoir cela. Mais ce sont justement des preuves de soumission, d’appartenance, d’acceptation de ne pas avoir de limites pour Son Maître. Aucune, jamais.

L’humiliation est une recherche de dépassement de soi, de démonstration que pour Le Maître et avec Le Maître, il est possible d’aller plus loin dans ses retranchements et d’y trouver des plaisirs qui varieront en fonction des pratiques, des expériences personnelles et de la capacité des personnes à s’en exciter. Quelle est la limite alors dans le don absolu de soi ? Il n’y en a pour ma part aucune, si ce n’est celles de Mon Maître.

Le but de l’humiliation et de son acceptation est avant tout une recherche de dépassement de soi qui se transforme en excitation et en plaisir. Lorsque Mon Maître m’humilie, je me sens toujours plus possédée, Notre lien est renforcé et c’est ce qui me permet l’acceptation et le dépassement de limites. Je serais incapable de supporter ces humiliations avec un inconnu, cela n’aurait aucun sens et serait destructeur.  Je n’en aurais aucune envie. Je pourrais accepter et vivre ces humiliations d’une tierce personne si telle était la volonté de Mon Maître.

Cette recherche de dépassement de soi est je pense un des fondements de l’éducation de la soumise. Mon Maître en m’humiliant  cherche à me pousser dans mes retranchements, me dévoiler, me révéler à moi-même et me faire accepter les désirs les plus profonds que j’ai en moi. Il en obtient un retour logique et évident : mon appartenance indéfectible et totale. Ma soumission absolue.

Qu’en avez-vous pensé ? Laissez-moi un commentaire. 

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11 commentaires

  1. Très bel article et je comprends parfaitement ton ressenti mais je suis pas encore où tu en es notamment de porter un collier à la vue de tous le monde.
    Sinon j’ai l’impression que le regards n’est pas le même quand c’est un homme soumis.
    Pour ceci j’aimerai bien connaître l’avis de personnes et plus précisément de femmes.

    • Bonjour soumisdu06

      Je me permet de te répondre comme soumis .
      Dernièrement je suis sorti avec un collier en métal
      je porte aussi une médaille gravée (propriété de Maitresse A) au début ça n’a pas étè facile je penssais que tous le monde me regardais et tj j’essayais de le cacher mais j’ai vite arrêtè cela étais plus compliqué de se cacher que de le montrer ,quelques personnes l’on remarqué ,j’ai même dévisagé ces personnes pour prendre confiance et tous c’est bien passé.
      Maintenant je n’ai plus honte cela est normal pour moi et j’ai une certaine fierté.
      Quand ont voie certaine extravageance de certaine personne il n’y a pas de honte à porter un collier en public il faut juste faire le premier pas et prendre son courage à deux mains ,je suis teĺlement fière de moi et que cela représente mon appartenance et ma fidélité.
      Cette une étape de ma vie de soumis et si j’ai réussi a faire cela tu y arriveras aussi.
      Au plaisir.
      Chriss

  2. Aller toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus ….bas !

  3. merci pour cet article.
    C’est très beau.

  4. Ton texte est bien écrit et correspond aussi à ma réalité de soumise. Une différence principale entre nous, c’est la position demandée par nos Maîtres lors de déplacements: tu te déplaces à 4 pattes, c’est à dire sur les mains et les genoux, tandis que mon Maître m’oblige à me déplacer sur les mains et la pointe des pieds, façon Enfant Sauvage, exposant ainsi totalement mon intimité à ceux qui désirent me regarder ou me caresser, ma vulve et mon anus étant très accessibles. Cette manière est plus fatigante, mais plus originale et plus excitante: ceux qui me tâtent remarquent vite mon excitation.
    Si tu désires te déplacer comme moi, n’attends pas l’ordre de ton Maître, mais fais le spontanément. Je suis certaine qu’il appréciera.

    • Céline Messine

      Merci pour ton commentaire. Je comprends la position choisie par ton Maître. Mon Maître me demande de me déplacer à quatre pattes ne serait ce que pour l’esthétique du mouvement et pour ce que cela me rapproche de mes congénères ;). En fait, je n’ai pas besoin d’être sur la pointe de pied pour que l’on voit mon sexe et mon anus, il me suffit de me cambrer.

  5. L’honnêteté de vos écrits fait honneur à votre Maitre.
    Merci

  6. J’aime ta définition de l humiliation et ce constat de la fierte que tu ressens d’être ainsi humiliée

  7. Amaelys

    Encore un bien bel article que celui-ci. L’essentiel y ai dit et je retiens surtout le dernier paragraphe qui résume tout à fait ma façon de penser. L’humiliation est quelque chose de très personnel et je m’en suis encore rendue compte en te lisant : des situations que tu as vécu me paraissent impensables,et à l’inverse, d’autres qui ont été plus difficiles pour toi ont été beaucoup plus faciles pour moi.
    Mais nous sommes d’accord pour dire que c’est un élément essentiel du BDSM, intrinsèque à la condition de soumise, qui revêt bien des aspects et où le choix d’un Maître s’avère très sérieux car sonder l’âme de quelqu’un est terriblement complexe, d’autant plus à ce niveau-là où on peut trouver des traumatismes assez profonds …
    Personnellement j’identifie cette démarche au « connais-toi toi-même » :car même si on est aidé de quelqu’un c’est pour nous permettre de nous voir tel(le)s que nous sommes, sans rejet, sans tabou, et d’une façon plus large d’avoir une vision sans œillères ainsi qu’une perception et un ressenti extrêmement développé et sensible du monde, des choses, bref tout ce qui nous entoure. Du moins c’est comme cela que je le ressens 🙂

  8. Dépasser ses limites !! N’est ce pas l’essence même du sexe ?! Je trouve vos explications très intéressantes et j’espère que ces femmes qui vous regardaient avec indignation vous regarderont avec envie après avoir lu un texte comme celui ci !!

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