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Ma vision du masochisme

Ma vision du masochisme

Je suis une femme masochiste, j’aime quand Mon Maître me bat, me demande de supporter la douleur pour lui et me pousse toujours plus loin. Le masochisme est souvent considéré comme une déviance, chez moi c’est une formation ayant goûté ces plaisirs très jeune, c’est ancré en moi. Je vous livre ma vision des plaisirs masochistes.

Définition du masochisme

  • Déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve le plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées.
  • Comportement de quelqu’un qui semble rechercher les situations où il souffrira, sera mal, en difficulté, etc.

Il faut bien admettre que ces deux sens ne sont pas fatalement complémentaires. Bien que quelque part, les deux se rejoignent. Néanmoins je les sépare sur leur finalité, je vais garder simplement le besoin, le désir qui n’est pas destructeur. Je me base bien entendu sur ma propre expérience.

Sado masochisme : un folklore à la mode

Le masochisme est souvent bien moins compris que le sadisme. A la suite de nombreuses sorties, lectures, vidéos, je me rends compte que les ressentis diffèrent de toutes parts. Le masochisme entrant petit à petit dans les mœurs suite à cette vague de mode SM actuelle, n’est qu’un folklore parmi tant d’autres qui ne reflète en rien la réalité et qui dénature complètement ce plaisir. J’ai certes découvert mes besoins naturels de me faire battre très jeune, mais c’est surtout une grande source de plaisir. Vous ne m’entendriez pas crier à chaque coup pour satisfaire un scénario fantasmagorique digne d’une scène pornographique répétée plusieurs fois auparavant. Il m’est arrivé de me retrouver dans une situation où d’autres soumises ont reconnu ma résistance, mon endurance et surtout mon plaisir, tout en reconnaissant par ailleurs leur incapacité à vouloir et pouvoir m’égaler sur ces points.

J’ai l’impression que la cérébralité de ces actes a été complètement mise de côté. La vérité est certainement que l’on ne s’improvise ni sadique ni masochiste et que vouloir faire comme tous ses camarades de jeux SM ne suffit pas pour le devenir. Il faut une base pour être masochiste et non une petite fessée avec des hurlements simulés ne sont pas du sado masochisme mais du foklore. Il en est de même pour les petits coups de cravache ou de martinet qui font à peine « clac » quand ils sont donnés. Tout cela, c’est du cinéma, pas du masochisme.

Masochisme dans le monde BDSM : beaucoup de cinéma

Pourquoi vouloir à tout prix le paraître ? Probablement pour faire plaisir à son Maître. Etre masochiste ce n’est pas résister à la douleur, c’est y céder et y prendre plaisir. C’est plus qu’énervant de voir ces « soumis(es) » crier à chaque coup de martinet alors que l’intensité n’y est pas, c’est purement du cinéma, et cela rabaisse vraiment l’image des « vraies » pratiques sado-masochistes. On a su m’amener, me présenter, me faire découvrir ces désirs intelligemment, en y ajoutant une dimension cérébrale nécessaire pour y venir. D’ailleurs je suis convaincue que sans cette dimension cérébrale, il est bien difficile de devenir masochiste. Si ces soumises ne veulent pas ressentir de douleur en se faisant battre, je ne comprends pas très bien le plaisir recherché ? Peut-être bien un certain exhibitionnisme à la mode, ça doit faire « in » de pratiquer le BDSM aujourd’hui de pratiquer le sado masochisme.

Au fur et à mesure de mes expériences masochistes, j’ai développé ma capacité à supporter la douleur, ce qui n’est pas chose facile car on ne réussit pas à la surpasser du jour au lendemain. Mais cela m’a surtout amené à travailler sur mes sensations. Je n’ai pas toujours ressenti un plaisir intense dans la douleur, c’était plutôt d’abord le plaisir d’en donner, mon corps ayant depuis mes débuts toujours traduit cela en excitation sexuelle visible. Et c’est seulement bien plus tard que j’ai commencé à modifier ma sensation de douleur en plaisir, qui s’est révélée très intense et c’est cela le masochisme, supporter la douleur jusqu’à ce qu’elle me fasse plier.

Masochisme : le plaisir de la masochiste

Il y a quelques jours je lisais un article concernant le trop à la mode 50 shades of grey (je crois inutile de préciser que ce livre est décevant me concernant), et j’ai été surprise de lire un commentaire d’un homme disant qu’il n’était pas malin que l’auteur banalise le masochisme et y laisse entendre qu’on puisse prendre plaisir dans la douleur car ce  n’est pas possible. Je suis d’accord sur le fait de banaliser le masochisme, c’est une erreur par contre, je lui aurais répondu que si l’auteur ne savait certainement pas de quoi elle parlait en terme de masochisme, en tout cas elle ne se trompait pas sur ce sujet. Même si c’est complexe, oui il s’agit bien d’un plaisir avant tout. Qu’il faille être prédisposé ou non (là est la question !) sur ce point l’auteur dit vrai. Mais bien entendu cela dépend de pleins de critères et  surtout que l’on en ait envie, que l’on soit épaulé d’un Maître conscient du psychisme nécessaire pour atteindre ces plaisirs dans la douleur, mais aussi que celui-ci prenne plaisir lui-même dans son sadisme et ne règle pas par ce biais un tout autre problème.

Après la réelle question est de savoir si oui ou non, une prédisposition physiologique est en plus requise pour un jour pouvoir y trouver du plaisir, jusqu’à en jouir. J’ai été mise sur la voie de la découverte de ce plaisir qui me parait indescriptible. La cérébralité étant la source, je peux alors lorsque je le désire, décide, je maîtrise la douleur que je ressens et immédiatement elle disparaît, cela devient électrisant, et plus son intensité augmente (pour ne pas dire plus j’ai mal) plus mon plaisir augmente, jusqu’à atteindre une jouissance incomparable à d’autres, explosive, quelque part supérieure quand je n’y tiens plus et que je craque. Mon masochisme est ainsi, il gonfle mon excitation, me demande une grande concentration pour gérer la douleur et me fait exploser en jouissance quand celle-ci n’est plus tenable et que je plie sous les coups de Mon Maître.

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6 commentaires

  1. Je pense qu’il n’existe pas de masochisme, mais que chacun a le sien, et le vit de sa propre façon.

    Toutefois, comme vous, je ne trouvais pas de plaisir direct dans la douleur à mes débuts, je subissais pour obéir à ma Maîtresse, mais j’étais ensuite heureux de lui avoir obéit, et de pouvoir caresser les marques qu’elle m’avait laissé. Mais plus tard, j’ai eu une nouvelle « séance » avec une amie, qui m’a frappé sans se ménager, sauf que cette fois, le plaisir était là, intense, se dégageant à chaque coups.

    Je ne sais pas exactement pourquoi, psychologiquement je pense que c’est très compliqué, et je ne sais pas comment je réagirai la prochaine fois que je serai battu. Je pense que parfois, la douleur physique me permet d’extérioriser des souffrances plus profondes, en tous cas, je me sentais bien mieux après avoir été battu ce jour là.

    Vraiment je vous admire pour avoir autant de contrôle sur vous même, je ne doute pas que ce soit le fruit d’un très long travail.

    • Céline Messine

      Personnellement je pense que l’on développe du plaisir que dans de bonnes conditions, avec le bon Maître, la bonne Maîtresse.

      Ce n’est pas que je ne trouvais pas de plaisir direct, mais plutôt que je ne comprenais pas et le constatais tout bonnement de par mes réactions physiques.

      En effet je pense que c’est une question d’esprit. Ce jour-là vous deviez y être sensible et avez réussi à vous en délecter.

      Extérioriser des souffrances plus profondes oui, après il faut essayer de comprendre pourquoi pour mieux l’appréhender lors de prochaines séances. N’est pas masochiste qui veut. J’imagine bien que les expériences passées jouent beaucoup.

      Merci, ce contrôle Mon Maître me l’a enseigné au fil des pratiques et c’est vrai que cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Finalement mon masochisme m’a permis de mieux me connaître…

  2. le S/M est une art à partager dans une recherche hédoniste et cérébrale, en premier lieu, physique et jouisseuse en conclusion.

  3. Andy Candy

    J’ai toujours dit que je n’étais pas masochiste… Je ne sais toujours pas si je le suis… et peu m’importe finalement. Tout ce que je sais c’est que j’aime offrir ma douleur, ma souffrance à l’Homme que j’aime. Comme vous Céline je trouve d’un ridicule affligeant ce qu’on peut voir ou lire un peu partout. Je n’ai jamais crié ou hurlé… J’ai mal mais je me tais… je supporte, je pleure en silence quand cela arrive et il arrive un moment où une sorte de déconnexion se fait entre mon esprit et mon corps… et là je crois que mon corps pourrait tout accepter. Je me détends et la douleur glisse sur moi… Une fois j’ai même failli m’endormir durant une fessée… Cela peut dérouter au premier abord… Tout cela pour dire que oui ça fait mal… Etre masochiste ne consiste pas à ne pas avoir mal (même si chacun/chacune a son seuil de tolérance) mais à accepter d’avoir mal. En silence est mieux je trouve… sourire

  4. fdo nounours

    de la douleurs aux plaisirs il vous a fallu combien de temps pour apprécier ?? Votre texte répons bien aux question que j’aurais pus vous poser ,

  5. C’est une grande chance que d’avoir été amenée avec tact par un Maître qui prenait un réel plaisir à faire souffrir.

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