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Soumise

Soumise

Je me suis découverte soumise dès mon plus jeune âge et cela n’a pas toujours été facile à vivre ou à assumer. Aujourd’hui, j’assume le statut de soumise à Mon Maître et je suis fière d’être Soumise…

Sa soumise

Mon parcours est pour le moins atypique, j’imagine qu’il est difficile de croire qu’à 14 ans je désirais déjà connaitre la soumission. Et pourtant, avant de rencontrer Mon Maitre, mes lectures étaient déjà ciblées, si bien que j’en avais amené moi-même le sujet. J’étais curieuse de cette excitation ressentie à la lecture des classiques BDSM, j’avais envie de comprendre ce qu’elles vivaient. Entre être excitée d’une lecture et la réalité, je me demandais ce qui me plairait vraiment. Je me rends compte avec le recul que ces récits sont très romancés et que lorsque l’on découvre parfois les auteurs, l’intensité de leurs pratiques est bien loin de ce que je pensais et admirais. A l’époque je les considérais comme des modèles à suivre, j’avais envie de me dépasser, de les surpasser. Et j’ai choisi de faire confiance à Mon Maitre, je voulais que ce soit lui qui me fasse découvrir ces plaisirs et qu’il fasse de moi une soumise assumée. Mon orgueil de jeune fille me faisait viser la perfection, je voulais être la meilleure Soumise, en tout cas, la Sienne.

Etre soumise : Etre épaulée, dirigée

J’étais simplement une jeune fille très sexuée qui n’hésitait pas à franchir les interdits  pour découvrir les plaisirs de la vie, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Mais j’ai eu la chance de tomber sur la bonne personne tandis que d’autres sont tombé au fond d’un gouffre. Si l’on ne croit pas au hasard, notre rencontre était pour le moins évidente.  J’aurais pu être une simple fille facile dont on profite, mais il a fait de moi quelqu’un d’à part. J’avais des besoins sexuels très importants que je ne maîtrisais absolument pas. Son éducation a commencé par m’apprendre à les gérer, les développer dans le bon sens, j’ai appris à me faire plaisir avant tout, et à ne pas me soucier des limites que la plupart des gens s’imposent. Il n’y a pas de plaisir là où il y a de la gêne et réciproquement. Je sais que j’aurais fini par subir mes désirs plutôt que de les vivre, j’avais besoin de quelqu’un qui canalise ces obsessions. Il m’a montré qu’on peut aller bien plus loin sans pour autant se mettre en danger, se construire au lieu de se détruire. J’avais simplement envie de vivre, d’aimer la vie, de la croquer à pleine dents et de découvrir les sensations les plus fortes, les plaisirs les plus interdits. Etre épaulée, dirigée, cadrée était la clé.

Soumise et obéissance sans concessions

Je n’ai jamais rien trouvé de rabaissant dans la soumission. J’admirais l’abnégation des soumises dans leurs récits, leur envie d’aller toujours plus loin pour satisfaire leurs maîtres. Cette capacité de s’abandonner n’a rien d’une faiblesse, bien au contraire. Il faut être capable d’une grande force d’esprit pour accepter de se soumettre pleinement à un Maître, et de lui obéir sans concessions. Accepter d’être battue et d’y prendre plaisir, le reconnaître, le demander et être capable de l’en remercier. Il a bâti Notre Monde BDSM selon ses envies, et n’a pas reproduit les schémas littéraires ou autres règles dictées sur internet. Ça n’avait rien d’un jeu, il prenait soin de m’apprendre et de m’expliquer chaque étape. Je m’abandonnais à ses désirs et coulais de plaisir sous ses ordres. S’il n’avait pas pris le temps de le faire, je n’aurais jamais progressé. La confiance est indispensable dans ce type de relation, et ce dans les deux sens. Je l’ai appris à mes dépends, les aléas de la vie nous ayant séparés quelques années. J’ai oublié ma condition de soumise quelques temps. Chassez le naturel et il revient au galop. J’ai alors cherché un Maître, persuadée que tous ceux  qui s’autoproclamaient Maîtres avaient la même vision que lui, ce but de construction, d’éducation vers le meilleur de soi, d’élévation.

soumise et martinet

Sa soumise 10 ans plus tard

J’ai rencontré un bourreau, un homme qui croyait qu’il suffisait de dire qu’il était Maître pour l’être. Il ne cherchait qu’à se venger des femmes et au lieu de m’élever, me détruisais. Je continuais de me comporter comme avec mon seul et unique Maître, et il n’a fait que me faire souffrir, ne pensant jamais à mon plaisir. Il ne méritait pas mon abnégation. J’ai perdu toute confiance en moi, ai pris 45 kilos et me suis détruite pendant des années. J’ai recontacté Mon Maître qui a bien voulu me redresser. Il a repris toute mon éducation, j’ai compris que je ne pouvais être que Sa Soumise, selon sa vision. J’aime sa façon de me battre, plus fort, plus intense mais à sa façon. Il n’y a que lui qui sache maîtriser mon corps et mes plaisirs en me parlant, me caressant, me stimulant. Il avait marqué mon corps mais surtout mon esprit et mon cœur. Je sais que je lui dois tout et si je suis capable de dépasser mes limites, c’est parce qu’il sait m’y amener. Me revoilà 10 ans plus tard, plus que jamais prête à me surpasser. Je suis Sa Soumise parce qu’il m’épanouie ainsi, et j’en suis fière !

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7 commentaires

  1. Bonjour,
    Votre blog est vraiment passionnant. Je me sens moi même soumise mais j’ai encore beaucoup de mal à l’accepter. C’est intéressant et réconfortant de lire à quel point vous vous épanouissez. J’espère que je réussirai à vivre mon désir de soumission aussi librement que vous

  2. Cet article est vraiment très intéressant, il en enseigne beaucoup sur vous.

    Etre soumise ou soumis est souvent mal vu par la société, qui s’imagine ce fameux sentiment de honte, alors qu’au contraire, tous ceux qui ont un jour appartenu à quelqu’un connaissent ce puissant sentiment de fierté, fierté d’appartenir à son Maître, fierté de lui obéir, fierté de le satisfaire…

    Enfin, pour reprendre le commentaire de John Steed, il est vrai que parfois (souvent ?) c’est la personne soumise qui contrôle, notamment par le fait qu’elle peut utiliser son safeword. Toutefois, il existe des relations où la soumise ne fait pas ce qu’elle veut, mais fait confiance à son Maître pour ne pas la blesser psychologiquement, peut-on appeler ça de la directive de se part ?

  3. Une belle soumise saura trouver ses limites, les dépasser, mais aussi choisir ses plaisirs, car dans ce duo c ‘est elle qui dirige le jeu.

    • Céline Messine

      C’est un lieu assez commun de dire que dans une relation Maître/soumise c’est en fait la soumise qui « dirige » et je ne suis pas d’accord avec cela ou du moins je ne partage absolument pas cette vision et ne vis pas ma soumission ainsi. Vous dites « elle dirige le jeu » … lorsqu’il s’agit donc d’un « jeu » ce qui est très à la mode (hélas), si cela n’en est pas un, comme dans mon cas ou c’est une réelle direction de vie alors ce paradigme de la soumise dirigeant le jeu tombe. Par ailleurs, les seules limites que j’ai sont celles que m’imposerait Mon Maître et s’il ne veut pas que j’en ai, je n’en ai pas. L’absolu…

  4. Magnifique lucidité sur sa condition et un apprentissage qui laisse supposé un potentiel énorme

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